
L'apiculture à travers les âges
Les abeilles sociales amasseuses de miel existent depuis 10 à 20 millions d'années, bien avant l'apparition de l'homme sur terre.
Dans la préhistoire, l'homme récoltait déjà le miel. Des peintures rupestres en témoignent. Des recherches archéologiques en Crète ont montré que l'abeille (apis mellifera) était domestiquée 2400 ans av. J.C. Les chercheurs ont retrouvé des ruches en terre cuite.
A l'époque Romaine, le miel et l'hydromel étaient abondants en Gaule.
La forme et le matériau des ruches traditionnelles varient en fonction du climat et de la civilisation. La ruche Cévenole était creusée dans un tronc de Châtaignier et recouverte d'une lauze.

L'apiculture telle qu'elle était pratiquée par nos ancêtres est encore une pratique courante en Afrique ou en Asie. Au printemps l'apiculteur récupère un essaim sauvage dans la nature et il le met dans une ruche composée bien souvent d'un panier ou d'un tronc évidé dans lesquels sont fixés un ou deux croisillons sur lesquels les abeilles bâtissent des rayons fixes.
A l'automne, l'apiculteur tue la colonie soit par asphyxie soit par le feu et récupère les rayons. Il utilise un pressoir à miel pour séparer le miel de la cire.
Le miel ainsi obtenu est de médiocre qualité et le rendement très faible. Ces pratiques ancestrales expliquent que les miel Africains soient très foncés et qu'ils aient un goût très fort avec un arrière-goût de brûlé. Par ailleurs l'Abeille Africaine qui s'est adaptée à ces pratiques un peu violentes (interdites en Europe) est devenue une des races les plus agressives.
L'apiculture a beaucoup évolué au fil des âges. De nos jours, dans les pays tempérés, elle est beaucoup plus complexe. Les apiculteurs possèdent entre quelques centaines et plusieurs milliers de ruches ; ils pratiquent l'élevage des reines, le contrôle de l'essaimage, la transhumance des ruches pour obtenir des miels variés, et le nourissement pour stimuler les colonies au printemps.
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